Chine: STOP à la collecte massive d’ADN de la population ouïghoure

Torchlight Uyghur Group

 

Le peuple ouïghour a commencé à vivre sous les politiques étatiques de discrimination ethnique et d'assimilation après que notre pays, le Turkestan oriental (appelé région autonome ouïgoure du Xinjiang dans la Chine actuelle), fut occupée par les communistes chinois en 1949. Progressivement, le régime communiste a  fait évolué sa politique envers les Ouïghours vers une sévère oppression, et les Ouïghours vivent depuis lors comme des citoyens de seconde classe dans leur propre territoire. A partir du 5 juillet 2009 où un massacre a eu lieu à Urumchi, la capitale du Turkestan oriental, le gouvernement chinois a intensifié sa politique répressive à l'égard des Ouïghours, et le terrorisme d'Etat a atteint son apogée depuis que Chen Quanguo a pris ses fonctions en tant que secrétaire du Parti communiste chinois (PCC) au Turkestan oriental en août 2016. Sous le règne totalitaire de Chen Quanguo, tous les Ouïghours sont maintenant traités comme des criminels, et parmi eux, ceux qui ont une pratique religieuse sont maintenant traités comme des terroristes. L'un des aspects les plus importants de ces opérations est la collecte de données ADN sur l'ensemble de la population ouïgoure du Turkestan oriental, sans protection juridique et à l'insu des personnes concernées.

En 2017, divers médias ont rapporté que le gouvernement local du Turkestan oriental avait dépensé plus de 10 millions de dollars pour acheter 12 séquenceurs d'ADN pour tester et analyser des échantillons d'ADN. Certains d'entre eux sont des appareils de «nouvelle génération», qui pourraient être utilisés pour déterminer l'ascendance, la couleur des yeux et d'autres caractéristiques physiques à partir d'échantillons génétiques. Plusieurs biologistes ont estimé que, s'il était utilisé à pleine capacité, le nouvel équipement pourrait être utilisé pour établir jusqu'à 10 000 échantillons d'ADN par jour et plusieurs millions par an. Nous avons appris de plusieurs témoins qui ont fui la Chine récemment et aussi de certains rapports de médias chinois que le gouvernement local avait déjà commencé la collecte des échantillons d'ADN d'un grand nombre d'Ouïghours, et les autorités chinoises prévoient de poursuivre ce processus à l’ensemble de la population ouïghoure.

De nombreux pays utilisent les empreintes génétiques pour résoudre et prévenir les crimes, mais la plupart des Ouïghours vivants à l'étranger sont extrêmement inquiets de la façon dont l'ADN est collecté au Turkestan oriental. En mars 2017, les médias d'État chinois ont détaillé la conclusion d'un programme de quatre mois au cours duquel 17,5 millions de personnes, principalement des Ouïghours, ont reçu des bilans de santé, y compris des tests sanguins. L'année dernière, d'autres rapports ont révélé que la plupart des personnes ayant subi ces examens avaient été forcés de le faire.

Toute la population ouïgoure du Turkestan oriental est actuellement attaquée de toutes parts par le régime communiste chinois. L'une des raisons est que le Turkestan oriental est un point stratégique clé de l'initiative «Une ceinture, une route (OBOR)» de la Chine et que toute la population ouïgoure est devenue un inconvénient pour cette initiative. On ne sait pas où et quand cela se terminera, ou si une fin est prévue. Plus de 10% de la population ouïghoure est actuellement détenue illégalement dans des prisons, des camps de concentration et des orphelinats politiques de "rééducation" de style nazi (http://chn.ge/2CAIJFR , http://chn.ge/2Dw8YAU ). D’après certaines sources, le plus grand projet de construction actuellement en cours au Turkestan oriental est la construction de nouvelles prisons et de nouveaux camps de concentration sur tout son territoire (http://www.xjjsxx.com/zhaobiaogonggao/2017/0914/2032.html ). Certaines organisations internationales telles que Human Rights Watch ont averti que la collecte d’ADN des Ouïghours pourrait être utilisée comme un moyen par les autorités afin d’intensifier leur contrôle politique. Cependant, étant donné que les Ouïghours n'ont aucune représentation légale et pratiquement aucun soutien institutionnel en Chine, le gouvernement chinois est pratiquement libre de mener des expériences humaines sur le peuple ouïghour. C’est la raison pour laquelle, beaucoup d'Ouïghours vivant à l'étranger craignent que les données biologiques de toute la population ouïghoure soient utilisées pour quelque chose de bien pire, comme trafic d’organes des Ouïghours, car des milliers d'Ouïghours ont déjà disparu derrière le système chinois de détention de masse.

Nous, le Torchlight Uyghur Group, appelons les Nations Unies, les gouvernements étrangers et toutes les organisations internationales humanitaires et des droits humains à exiger du gouvernement chinois qu'il arrête la collecte d’ADN et des autres données biologiques de la population ouïghoure et qu'il divulgue au monde ce qu'ils font vraiment avec ces données qu'ils ont déjà collectées.

Actuellement, nous, les Ouïghours, sommes impuissants et ne disposons que de faibles soutiens face à la Chine. Dans ces conditions, nous ne pouvons pas nous défendre seuls contre les atrocités du gouvernement chinois et ne pouvons pas mener seuls cette bataille pour notre survie. Nous avons donc besoin du soutien et solidarité de la communauté internationale. Si des dizaines de milliers de personnes, du monde entier, signent notre pétition, voulant être la voix des Ouïghours sans voix, il est possible que les Nations Unies s'engagent et agissent pour arrêter la tragédie à laquelle les Ouïghours sont confrontés aujourd'hui.

S'il vous plaît, joignez-vous à nous dans notre combat pour mettre fin aux atrocités épouvantables qui se produisent au Turkestan oriental. S'il vous plaît, signez et partagez cette pétition. Nous vous en remercions !!!